1. Le relevé numérique : une cartographie tridimensionnelle du bâti existant
Le relevé numérique d'un bâtiment consiste à capturer la géométrie et les caractéristiques spatiales d'une structure existante au moyen de technologies de mesure avancées. Contrairement aux méthodes traditionnelles de prise de mesures manuelles, les outils numériques génèrent des nuages de points tridimensionnels, des modèles photogrammétriques ou des visites virtuelles navigables. Ces données servent de fondation aux études de faisabilité, aux mandats de conception et aux analyses structurales. Au Québec, la précision accrue des relevés numériques facilite le travail des architectes membres de l'OAQ, des ingénieurs membres de l'OIQ et des technologues professionnels membres de l'OTPQ, qui s'appuient sur ces informations pour documenter l'état réel du bâtiment. L'utilisation de ces technologies réduit les risques d'erreur lors de la phase de conception et diminue la probabilité de révisions coûteuses en cours de chantier. Pour les propriétaires et promoteurs, investir dans un relevé numérique dès le départ peut représenter un gain de temps et de ressources considérable, particulièrement dans les projets de rénovation, d'agrandissement ou de mise aux normes d'immeubles complexes.
2. Le scan laser 3D : précision millimétrique et densité de données
Le scan laser terrestre génère des nuages de points contenant des millions de coordonnées spatiales précises, généralement à quelques millimètres près. Cette technologie fonctionne par émission d'impulsions laser qui mesurent la distance entre le capteur et chaque surface visible. Les appareils de nouvelle génération permettent de capturer l'ensemble d'un étage ou d'un bâtiment industriel en quelques heures, selon la complexité et l'encombrement. Les données obtenues servent à produire des plans 2D, des élévations, des coupes et des modèles BIM (Building Information Modeling) exploitables par les professionnels du design et de la construction. Au Québec, les firmes d'ingénierie membres de l'OIQ utilisent ces relevés pour analyser la structure porteuse, vérifier les tolérances dimensionnelles ou planifier des interventions sur des infrastructures critiques. Le scan laser s'avère particulièrement utile pour les immeubles patrimoniaux, les installations industrielles ou les projets où la précision dimensionnelle constitue un enjeu majeur. Toutefois, la densité de données exige une capacité de traitement informatique adéquate et une expertise pour extraire les informations pertinentes du nuage de points brut.
3. La technologie Matterport : visites virtuelles et documentation visuelle accessible
La plateforme Matterport combine caméras 360° et capteurs de profondeur pour créer des visites virtuelles immersives accompagnées de mesures dimensionnelles. Contrairement au scan laser pur, Matterport privilégie l'expérience visuelle navigable, permettant aux parties prenantes de se déplacer virtuellement dans l'espace capturé. Cette technologie convient particulièrement aux propriétaires, investisseurs et gestionnaires immobiliers qui souhaitent documenter l'état d'un bâtiment, communiquer avec des équipes à distance ou conserver un historique visuel avant travaux. La précision des mesures Matterport, bien que généralement suffisante pour la planification préliminaire et les études de faisabilité, demeure inférieure à celle d'un scan laser de grade professionnel. Au Québec, cette approche s'intègre efficacement dans les mandats de due diligence immobilière, les audits de condition de bâtiment ou les phases initiales de projets de réaménagement. Les fichiers générés peuvent être partagés en ligne, facilitant la collaboration entre architectes, technologues et entrepreneurs. L'accessibilité de la technologie et la rapidité de mise en œuvre en font une option intéressante pour documenter des portefeuilles immobiliers de moyenne envergure.
4. Les drones et la photogrammétrie : capturer l'enveloppe et le contexte
Les drones équipés de caméras haute résolution permettent de capturer l'enveloppe extérieure d'un bâtiment, sa toiture et son environnement immédiat sous des angles inaccessibles aux méthodes terrestres. La photogrammétrie exploite ensuite ces séries d'images pour reconstruire des modèles tridimensionnels par triangulation et corrélation de points. Cette approche s'avère précieuse pour documenter l'état de façades, évaluer la dégradation de matériaux ou planifier des travaux de réfection d'enveloppe. Au Québec, l'utilisation de drones à des fins commerciales exige le respect de la réglementation de Transports Canada, incluant un certificat de pilote de drone avancé pour certaines opérations. Les données photogrammétriques peuvent être intégrées aux nuages de points laser pour obtenir une documentation complète intérieur-extérieur. Les ingénieurs membres de l'OIQ et les technologues membres de l'OTPQ utilisent ces relevés pour diagnostiquer des problèmes structurels ou évaluer l'intégrité de systèmes d'enveloppe. La précision varie selon la résolution des capteurs, la densité de recouvrement des prises de vue et les conditions météorologiques lors de la capture.
5. Intégration des données et exploitation par les professionnels de la construction
La valeur d'un relevé numérique réside dans la capacité des équipes de conception et de construction à exploiter les données capturées. Les nuages de points, modèles photogrammétriques et visites virtuelles doivent être traités, nettoyés et convertis en formats exploitables : plans CAD, modèles Revit, maquettes numériques BIM ou simples fichiers de coordonnées. Cette étape de post-traitement exige des compétences spécialisées et des logiciels adaptés. Lorsque le projet requiert un architecte, PLEXTERRA collabore avec des architectes membres de l'OAQ qui définissent et dirigent leur mandat professionnel et prennent en charge les activités réservées à l'architecte. Les ingénieurs membres de l'OIQ et les technologues membres de l'OTPQ utilisent ces données pour concevoir des interventions structurales, mécaniques ou électriques précises. Pour les promoteurs et propriétaires québécois, l'intégration de relevés numériques dans les processus de développement immobilier contribue à réduire les imprévus, améliorer la planification budgétaire et faciliter la coordination entre les intervenants. La documentation numérique constitue également un actif à long terme pour la gestion du cycle de vie du bâtiment.
Prochaine étape avec PLEXTERRA
PLEXTERRA utilise notamment les relevés numériques, la modélisation BIM/Revit et la visualisation 3D afin de transformer l'information du bâtiment en outils utiles pour la conception, l'analyse et la coordination.
Key takeaways
- 1Le relevé numérique capture la géométrie tridimensionnelle d'un bâtiment existant, réduisant les erreurs de conception et les révisions coûteuses en chantier.
- 2Le scan laser 3D offre une précision millimétrique idéale pour l'ingénierie structurale et les projets complexes nécessitant des données dimensionnelles exactes.
- 3Matterport combine visites virtuelles immersives et mesures dimensionnelles, facilitant la documentation accessible pour propriétaires, investisseurs et gestionnaires immobiliers.
- 4Les drones et la photogrammétrie documentent l'enveloppe extérieure et le contexte, permettant d'évaluer l'état de façades et de toitures inaccessibles autrement.
- 5L'exploitation des données numériques par les professionnels membres de l'OAQ, l'OIQ et l'OTPQ améliore la coordination, la planification budgétaire et la gestion du cycle de vie.
Ready to apply these principles to your project?
Let's discuss your project
Our experts bring the institutional rigor of our analyses to your specific real estate development.
Stay ahead
Get our upcoming analyses first
1 email per month. Institutional analyses, case studies, CMHC updates. No spam.
By subscribing, you agree to receive emails from PLEXTERRA. Unsubscribe in 1 click.



